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RSE en entreprise : définition, mise en place et bonnes pratiques

Collaborateurs autour d'une table souriant

86 % des salariés français estiment que leur entreprise a un rôle à jouer pour rendre la société meilleure. Pourtant, seulement 48 % perçoivent un impact concret de la politique RSE de leur entreprise sur leur quotidien. Ce décalage entre ambition et réalité est précisément là où se jouent l'engagement collaborateur et la crédibilité de toute démarche RSE.

Qu'est-ce que la RSE en entreprise ? Définition

 La RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) désigne l'intégration volontaire, par une organisation, des préoccupations sociales, environnementales et économiques dans ses activités et dans ses relations avec ses parties prenantes. Définie par la norme internationale ISO 26000 et encadrée en France par la loi Pacte de 2019, la RSE repose sur l'idée que la performance d'une entreprise ne peut plus se mesurer à l'aune du seul résultat financier. 

 


La RSE s'articule autour de trois piliers complémentaires, souvent appelés la triple bottom line :

Pilier social
Conditions de travail, égalité professionnelle, diversité et inclusion, dialogue social, développement des compétences, santé et sécurité. 

Pilier environnemental
Réduction de l'empreinte carbone, économie circulaire, gestion durable des ressources, biodiversité, mobilité douce. 

Pilier de gouvernance
Éthique des affaires, transparence, lutte contre la corruption, droits humains, achats responsables. 


 

En France, la loi Pacte (2019) a introduit deux outils juridiques clés : la raison d'être, inscription statutaire de l'utilité sociale de l'entreprise, et le statut de société à mission, qui permet de se fixer des objectifs sociaux et environnementaux contraignants, vérifiés par un organisme tiers indépendant.

 

RSE en France : ce que disent les salariés en 2026

Chaque année, Great Place To Work® publie l'enquête Great Insights, menée auprès d'un échantillon représentatif des actifs français. L'édition 2026 (4 246 répondants, décembre 2025) dresse un état des lieux nuancé de la perception de la RSE.

DONNÉES GREAT INSIGHTS 2026 · RSE ET RÔLE SOCIÉTAL

86 % des salariés français pensent que leur organisation a un rôle à jouer pour rendre la société meilleure (+4 pts vs N-1)

81 % estiment que définir une mission ou des valeurs pour leur entreprise est important (+4 pts)

Mais : 

52 % estiment que leur organisation a un fort engagement RSE

48 % estiment que la politique RSE de leur entreprise a un impact concret sur leur quotidien professionnel (60 % chez les managers, 36 % chez les non-managers)

55 % pensent que leur organisation les associe suffisamment à la réalisation de la démarche RSE (+3 pts)

Source : Enquête Great Insights 2026, Great Place To Work® France — 4 246 actifs français.

Ces données révèlent une tension structurelle : si les salariés français sont largement convaincus du rôle majeur de l’entreprise pour répondre aux enjeux environnementaux et sociaux , la perception de l'impact ne suit pas encore. Un salarié sur deux ne fait pas le lien entre la démarche RSE de sa direction et ce qu'il vit au quotidien. Ce décalage est l'angle mort que les organisations doivent adresser en priorité.

 Article · RSE en entreprise : quand les salariés ne perçoivent pas l'impact

Analyse complète de l'écart entre démarche RSE et vécu collaborateur — données Great Insights 2026, QVT, santé mentale et attractivité.

 

Pourquoi mettre en place une politique RSE ? 

Un levier d'attractivité et de fidélisation des talents

75 % des salariés estiment que la RSE sera un critère décisif dans le choix d'un employeur d'ici cinq ans (baromètre Humacap 2024). Pour les collaborateurs, la RSE agit comme un amplificateur du sens du travail, de la motivation, et de la fierté d'appartenance. Toutefois, la politique RSE engage à l’action, et en premier lieu auprès de la partie prenante majeure que représentent les collaborateurs : 13 % des actifs français citent déjà le décalage valeurs/réalité comme l'un des grands risques qui pèsent sur leur entreprise.

Une réponse aux obligations réglementaires (CSRD)

La directive européenne CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) impose aux entreprises de publier des rapports de durabilité selon les normes ESRS. Le calendrier s'étend progressivement : grandes entreprises cotées depuis 2024, grandes entreprises non cotées depuis 2025, PME cotées à partir de 2026.

Un impact mesurable sur la performance économique

Les données de Great Place To Work® le démontrent à travers 30 ans d'études internationales : en France, les entreprises certifiées Great Place To Work génèrent en moyenne 6 points supplémentaires de profitabilité par rapport à leurs pairs (Perrin, 2021).  De plus, durant les crises de 2001 et 2008, les 50 meilleures entreprises américaines du palmarès Great Place To Work ont affiché un retour sur investissement (Total Shareholder Return) dépassant de 6 points les indices boursiers de référence — selon l'étude de Carvalho & Areal (2016), publiée dans Human Resource Management. 

Les grandes étapes d'une démarche RSE

Une démarche RSE efficace suit une progression logique, du diagnostic initial à l'amélioration continue. Pour une description détaillée de chacune, consultez notre article dédié.

Étape

Action

Outils et méthodes

Résultat attendu

1

Diagnostic RSE

Cartographier les impacts de l'organisation, identifier les enjeux prioritaires via une analyse de matérialité

ISO 26000, bilan carbone, enquête collaborateurs (Trust Index©), audit RSE

Vision claire des zones de risque et d'opportunité

2

Vision et engagements

Définir une feuille de route RSE alignée avec la stratégie d'entreprise, la raison d'être et les ODD

Ateliers internes et parties prenantes, définition d'une raison d'être

Engagements formalisés, cohérents avec le projet d'entreprise

3

Plan d'action

Traduire les engagements en actions concrètes avec des KPI mesurables, des responsables et un calendrier

Objectifs SMART, indicateurs ESRS (CSRD), tableaux de bord

Plan opérationnel avec jalons et indicateurs de suivi

4

Implication des collaborateurs

Co-construire et déployer avec les équipes : communication, délégation, responsabilisation individuelle et collective

Comité RSE, ambassadeurs, baromètre social, objectifs RSE individuels, Fresque du Climat, formation

Engagement renforcé, cohérence discours/pratiques perçue

5

Mesure et amélioration continue

Évaluer l'impact des actions, communiquer avec transparence sur les réussites et les marges de progression

Rapport DPEF / CSRD, certification externe (Great Place To Work®, B Corp, LUCIE), baromètre annuel

Crédibilité externe, conformité réglementaire, boucle d'amélioration

Article · Comment mettre en place une démarche RSE ? Les conseils de Great Place To Work®

Chaque étape détaillée : diagnostic, objectifs SMART, implication des parties prenantes, actions concrètes et évaluation.

 

Article · Outils et évaluation d'une politique RSE

KPI RSE par pilier, indicateurs sociaux RH, ROI de la RSE et outils de reporting pour répondre aux exigences CSRD.

RSE et impact sur les collaborateurs : l'angle mort à combler

L'enquête Great Insights 2026 met en lumière un paradoxe persistant : si 86 % des salariés croient au rôle sociétal de l'entreprise, seulement 44 % estiment que leur entreprise met en place de réelles actions QVT — 36 % les jugent cosmétiques, 19 % disent qu'elles sont inexistantes.

Pourtant, l’impact de ces actions est prouvé : lorsqu'une entreprise déploie de vraies actions QVT dans le cadre de sa démarche RSE, le taux de salariés décrivant leur santé mentale comme « mauvaise ou très à risque » tombe à 8 %. Sans actions, il monte à 36 %. 

Article · RSE en entreprise : quand les salariés ne perçoivent pas l'impact

Analyse complète de l'écart RSE/vécu collaborateur, QVT, santé mentale, attractivité — avec toutes les données Great Insights 2026.

Bonnes pratiques RSE : ce que font les Best Workplaces 2026

Les entreprises du palmarès Best Workplaces France ne sont pas sélectionnées sur leurs engagements affichés, mais sur la perception réelle de leurs collaborateurs, mesurée via le Trust Index©. Leur RSE est concrète, incarnée dans le quotidien des équipes.

Equinix

La chaleur produite par les datacenters est récupérée pour chauffer une serre installée au-dessus des bâtiments. Les récoltes sont redistribuées aux associations locales. 

Lely Center Armor

Les collaborateurs sont accompagnés comme des athlètes de haut niveau : kinésithérapie, ergonomie, nutrition, premiers secours en santé mentale. 

Chiesi SAS / NHCO 

Le « We Act Day » : une journée annuelle dédiée à l'action collective solidaire. Les équipes fabriquent des kits d'hygiène pour des associations soutenant des mamans en situation de précarité.

VEGA Techniques 

La semaine de 36 heures en 4,5 jours est en place depuis plus de 20 ans, avec les vendredis après-midi libres. Un modèle RSE social qui démontre qu'équilibre de vie et performance ne s'opposent pas.

Altereo 

Congé d'engagement solidaire de 3 mois pour un projet humanitaire ou environnemental (salaire maintenu à 50 %), congé proche aidant de 20 jours, prime dédiée aux activités sportives ou culturelles.

Remake 

Vélos de fonction (électriques ou classiques) proposés à l'ensemble des 26 collaborateurs : réduction de l'empreinte carbone, économies personnelles et amélioration de la QVT en un seul dispositif.

Ce que ces exemples ont en commun : la RSE n'est pas portée par une fonction dédiée isolée. Elle est incarnée par les pratiques managériales, visible dans le quotidien des équipes, et mesurée régulièrement. C'est cette cohérence entre discours et vécu qui génère l'engagement.

RSE et certification Great Place To Work® : la preuve par les collaborateurs

La certification Great Place To Work® est un pilier solide et crédible de la démarche RSE. En mesurant l'expérience vécue des collaborateurs via le Trust Index© (crédibilité, respect, équité, fierté, convivialité), elle objective la dimension sociale de la démarche RSE, par la voix des salariés eux-mêmes.

Concrètement, une organisation certifiée peut :

  • Disposer d'une preuve tierce et auditable de son engagement social, opposable aux investisseurs ESG, clients et candidats
  • Intégrer ses résultats Trust Index© dans son rapport DPEF ou CSRD comme indicateur de performance sociale normé
  • Identifier précisément les axes de progrès grâce aux données agrégées par site, direction ou fonction
  • Valoriser sa certification dans sa communication marque employeur, avec un impact démontré sur l'attractivité et le recrutement

 Méthodologie

La méthodologie Great Place To Work® et le Trust Index©

Comment fonctionne l'enquête, ce qu'elle mesure, comment obtenir la certification et ce qu'elle apporte à votre démarche RSE.

Annuaire

Les entreprises certifiées Great Place To Work® en France

Découvrez les organisations qui ont validé leur engagement en faveur de la qualité de vie au travail par la voix de leurs collaborateurs.

 

 

Votre démarche RSE mérite d'être mesurée et reconnue

Commencez par mesurer ce que vos collaborateurs vivent réellement. L'enquête Trust Index© est la première étape concrète pour ancrer votre RSE dans les faits.

greatplacetowork.fr/enquete-collaborateurs

 

FAQ RSE

Qu'est-ce que la RSE en entreprise ?
La RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) désigne l'intégration volontaire par une organisation des préoccupations sociales, environnementales et économiques dans ses activités et ses relations avec ses parties prenantes. Elle repose sur trois piliers : le pilier social (conditions de travail, diversité, inclusion), le pilier environnemental (réduction de l'empreinte carbone, économie circulaire) et le pilier de gouvernance (éthique, transparence). La norme de référence est l'ISO 26000 ; en France, la loi Pacte de 2019 a introduit la notion de raison d'être et le statut de société à mission.
Pourquoi mettre en place une politique RSE ?
Selon l'enquête Great Insights 2026 (4 246 actifs français), 86 % des salariés estiment que leur entreprise a un rôle à jouer pour rendre la société meilleure. Une politique RSE sincère renforce l'engagement collaborateur, améliore la marque employeur et répond aux exigences réglementaires croissantes (directive CSRD). Sur le plan économique, les entreprises Best Workplaces affichent en moyenne 6 points de profitabilité supplémentaires par rapport à leurs pairs.
Quelles sont les grandes étapes d'une démarche RSE ?
Une démarche RSE se structure en cinq étapes : 1) Diagnostic RSE (cartographie des impacts, analyse de matérialité, enquête collaborateurs) ; 2) Définition de la vision et des engagements prioritaires ; 3) Construction d'un plan d'action avec des KPI mesurables et des objectifs SMART ; 4) Implication des collaborateurs via comités RSE, ambassadeurs et baromètres internes ; 5) Mesure, communication transparente et amélioration continue (rapport DPEF/CSRD, certification externe).
Quelle est la différence entre RSE et label RSE ?
La RSE est une démarche interne volontaire d'amélioration continue. Un label RSE (LUCIE, B Corp) est une reconnaissance externe et indépendante selon un référentiel normé. La certification Great Place To Work® mesure l'expérience collaborateur réelle via le Trust Index© et valide la dimension sociale de la RSE par la voix des salariés eux-mêmes — l'un des indicateurs ESG les plus robustes disponibles en France.
La RSE est-elle obligatoire pour les entreprises françaises ?
La démarche RSE reste volontaire, mais les obligations de reporting s'étendent. La directive CSRD impose aux grandes entreprises de publier des rapports de durabilité selon les normes ESRS : grandes entreprises cotées depuis l'exercice 2024, non cotées depuis 2025, PME cotées à partir de 2026.
Comment mesurer l'impact de la RSE sur les collaborateurs ?
L'impact RSE se mesure via des enquêtes internes (baromètre social, pulse survey), des indicateurs RH (absentéisme, turnover, index égalité H/F) et des outils dédiés comme le Trust Index© de Great Place To Work®. Selon Great Insights 2026, 48 % des salariés estiment que la politique RSE a un impact concret sur leur quotidien (60 % chez les managers). Sur la santé mentale : avec de vraies actions QVT dans la RSE, le taux de salariés en risque d'épuisement tombe à 8 % — contre 36 % sans actions.