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Interview : Guillaume Quaeters, Co-fondateur & CEO de Move Your Buddy

 Guillaume Quaeters est le co-fondateur et CEO de Move Your Buddy, une application dédiée à l’organisation d’événements sportifs dans le cadre de l’entreprise, qui a déjà réuni plusieurs milliers d'utilisateurs. Pour nous, il revient sur son parcours, son concept et l'évolution du rapport qu'ont les collaborateurs avec le sport.

Pourriez-vous présenter Move Your Buddy ? Comment-vous êtes-vous lancés dans cette aventure ?

Bonjour, je m’appelle Guillaume Quaetaers, j’ai 36 ans. J’ai travaillé pendant 10 ans dans l’univers du marketing sportif où j’ai été Directeur Commercial et Marketing de différents clubs de sport professionnels (clubs de baskets comme l'Elan béarnais, de rugby comme le Biarritz Olympique pour les connaisseurs).

Après ces 10 années dans l’univers du sport, j’ai eu envie de joindre mon autre passion qui était entrepreneuriat, j’ai donc tout quitté pour fonder Move Your Buddy.

A la base, l’idée de Move Your Buddy vient d’une problématique personnelle : organiser des activités sportives ou de loisirs entre amis était toujours un peu compliqué. On avait des groupes WhatsApp ou Messenger pour essayer de s’organiser, mais ce ne sont pas des messageries dédiées à l’organisation d’événements et c’était parfois difficile surtout quand on est nombreux.

On s’est donc dit qu’il y avait une opportunité et on a voulu créer un outil qui facilite l’organisation d’activités pour créer du lien entre les gens. On s’est vite aperçus que l’opportunité était surtout au niveau des entreprises. Quand nous avons commencé à communiquer sur l’outil, plusieurs DRH nous ont sollicités, témoignant d’un fort intérêt.

Les collaborateurs s’organisent de plus en plus via des canaux informels pour travailler : on cherche à décloisonner les métiers, et pour aller plus loin, on peut étendre cette tendance aux loisirs.

C’est une vraie valeur ajoutée pour les collaborateurs, en un clic ils peuvent trouver des partenaires de sport, commander des coachs, être totalement libres au niveau de leur pratique.

Voilà comment l’idée est née. Nous étions 3 au départ, maintenant, nous sommes une petite dizaine de collaborateurs.

Vous parliez de valeur ajoutée pour les collaborateurs, avez-vous des insights à nous partager sur le rapport des collaborateurs au sport, leurs usages ?

Lorsque l'on parle de sport et de loisirs il y a 3 types de pratiques dans les entreprises :

-          Le running : beaucoup de personnes se regroupent pour aller courir entre midi et deux. Parfois cela pose un problème pour les entreprises qui n’ont pas de douches, c’est d’ailleurs l’un des premiers freins à la pratique du sport au travail.
On conseille alors la marche qui fonctionne très bien également. Entre une demi-heure et 40 minutes de marche c’est très bon pour l’organisme, et il n’y a pas besoin de se doucher.

-          Le sport collectif comme le fameux foot 5 le midi ou après le travail. C’est le 2e usage le plus rependu dans les entreprises, et entre les entreprises.

-          Les cours collectifs qui tendent à se développer de plus en plus. Des coachs viennent au sein de l’entreprise dispenser les cours. Les plus populaires sont le yoga, le roi des pratiques douces, souvent dispensé le midi. Il y a aussi tout ce qui est renforcement musculaire (circuit training, boot camp, hit…), ce sont des cours plus cardio et majoritairement pratiqués le soir.

Avez-vous observé une évolution des habitudes individuelles pendant le confinement ?

Absolument ! Nous avons passé l’ensemble des cours que nous avions avec des coachs physiques en digital.

Il n’y a pas eu de baisse de fréquentation : au contraire on a remarqué une augmentation de 30% de participations. Ça a été une grande surprise pour nous !

On retrouve de nouveaux adeptes et cela fonctionne très bien. On pense que c’est un usage qui va rester dans le temps. D’ailleurs, quand cela sera possible, les cours en physique reprendront, mais sans nous empêcher de les maintenir en digital – c’est quelque chose qu’on pensait à mettre en place depuis longtemps, et dont le développement s’est accéléré par la force des choses.

L’un des principaux avantages du digital, c’est l’égalité de traitement entre les collaborateurs au siège et ceux en régions. Par exemple, dans la mise en place de coachs en entreprise, les DRH sont confrontés à deux possibilités : soit le coach est présent dans chacune des succursales en France, mais ça coûte cher ; soit il est présent là où il y a le plus de collaborateurs, donc le plus souvent dans les sièges sociaux. On a donc un problème d’équité de traitement avec les collaborateurs qui sont dans des établissements secondaires. Le digital permet d’avoir les mêmes coachs et les mêmes cours pour tout le monde à des tarifs plus avantageux pour les entreprises.  

Quel est objectif principal d’une entreprise quand elle vous contacte ? Qu’observez-vous ?

Il y a un énorme besoin de création du lien en entreprises, on le voit et c’est très important : il y a beaucoup d’études qui montrent que la première motivation des collaborateurs n’est pas le salaire mais la qualité des interactions sociales.

Quand vous revenez de week-end, vous allez voir les collègues avec qui vous avez des affinités, vous racontez votre week-end, vous parlez de l’actualité… Il est prouvé que ce vecteur social est une source de motivation essentielle pour les collaborateurs, c’est pourquoi plus l’entreprise va développer cette cohésion sociale, plus les collaborateurs vont avoir des affinités communes, et plus on va augmenter le sentiment d’appartenance du collaborateur à l’entreprise et donc favoriser sa rétention, sa motivation globale et son bien-être.

Or, l’un des premiers vecteurs de ce lien sont les activités entre collaborateurs, qu’elles soient sportives, artistiques ou culturelles. Pour l’entreprise, mettre en place un outil permettant à chacun de s’organiser, de trouver les personnes aimant les mêmes activités ou d’en proposer permet cette création de lien. C’est souvent pour cette raison que les entreprises mettent en place des programmes de sport.

On donne aux entreprises des KPI anonymisés qui leur permettent de suivre la participation. Par exemple, 30% des collaborateurs dans l’entreprise font des activités sportives collectives, 12% aiment le foot, 20% des collaborateurs sont plutôt intéressés la culture… Ça permet finalement d’avoir des chiffres d’utilisation de notre service, mais aussi de comprendre ce qu’aiment faire les collaborateurs. Mieux comprendre leurs affinités et leurs attentes peut aussi être un élément clé dans la construction de la marque employeur.

Pensez-vous que la crise actuelle impacte nos usages ?

Les comportements sont en train de changer. On parle beaucoup de travail à distance, des outils de collaboration à distance en train de se développer et d’exploser. Je suis assez d’accord pour dire que c’est un usage qui va rester. Bien entendu, tous les collaborateurs ne vont pas tous rester à distance, mais le pourcentage va fortement augmenter par rapport à l’ « avant-crise ».

Je pense que la nécessité de créer du lien entre les gens va être d’autant plus importante car ils auront moins l’opportunité de se voir notamment via des activités physiques. Dans tous les cas, l’année 2020 voire une grande partie de l’année 2021 seront une période de distanciation sociale. L’utilisation du digital va permettre de conserver un lien entre les gens, c’est pourquoi je pense que c’est un usage qui, comme les outils de travail à distance, est voué à vivre et à s’inscrire dans la durée. C’est également un atout économique, notamment dans le cadre des réductions budgétaires que mettent en place beaucoup d’entreprises. Le digital n’est pas un frein, ni pour les nouvelles générations ni pour les plus anciennes, bien au contraire : c’est un axe de développement qui est devenu prioritaire pour Move Your Buddy !

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                      Guillaume Quaeters



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