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En 2021, 25 Best Workplaces For Women nous inspirent

En 2021, 25 organisations constituent la liste des « Best Workplaces For Women », publiée le 30 octobre 2021 en partenariat avec le Think Tank Marie Claire Agir pour l’Egalité.

Découvrir la liste des Best Workplaces For Women 2021

L’année dernière, Great Place To Work® France dévoilait la première édition de cette liste, qui comptait 17 entreprises. 8 de plus ont été sélectionnées cette année sur les mêmes critères méthodologiques : on peut donc se féliciter qu’elles soient plus nombreuses, et espérer que la tendance se confirmera lors des prochaines éditions ! 

Notre méthodologie

En 2021, 79% des Français estiment que "l’entreprise est un environnement propice à la réussite professionnelle des femmes"[1] (contre 65% en 2018), et 76% que "les femmes ont les mêmes chances que les hommes d’accéder à des postes de direction" (63% en 2018). Elles / ils ne sont pourtant encore que 68% à considérer quà poste égal, hommes et femmes perçoivent la même rémunération (en savoir plus).

Ces chiffres soulignent une belle progression. Mais face au challenge toujours important de l’égalité professionnelle, il reste essentiel de mettre en lumière les organisations qui, à l’instar de nos Best Workplaces For Women, misent sur leur capital humain et font de l’inclusion un axe fort de leur succès.

Les Best Workplaces For Women : quel est leur profil ?

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Sur les 25 entreprises de la liste, une majorité est issue du secteur des services. Si une seule, Stryker, possède des unités de production en France, d’autres entreprises industrielles sont présentes sur la liste, comme Brown-Forman ou SC Johnson. Deux d’entre elles, AbbVie et Biogen, représentent le secteur de l’industrie pharmaceutique. On trouve aussi des distributeurs comme Bleu Libellule (produits de coiffure et d’esthétique) ou W.L. Gore, qui distribue le fameux tissu Gore-Tex. Du côté des services financiers et assurances, on retrouve Cofidis et Monabanq, Direct Assurance, Garance, HomeServe, Lelynx ou encore L’Olivier Assurance. Le secteur des services est bien représenté, tant aux particuliers (leboncoin Groupe, lesfurets) qu’aux professionnels (Easylife, Epsa Tax & Innovation, Start People ou Utopies). L’immobilier est présent avec la société foncière Hammerson, tout comme les technologies de l’information : Des Systèmes et des Hommes, Infiné Group, Intuit Quickbooks ou le centre d’appel UES MCRA.

Pour Tiphaine Galliez, directrice consulting chez Great Place To Work® France, "la surreprésentation des entreprises de services pourrait s’expliquer, entre autres, par le caractère moins ‘genré’ des emplois proposés, avec souvent moins de barrières à l’entrée pour les femmes, un marché de l’emploi plus fourni en profils féminins, la possibilité de se projeter dans un environnement perçu comme plus favorable… ".

Plus de 50% des entreprises de la liste sont d’origine française, "ce qui montre que les entreprises françaises sont largement capables de s’emparer du sujet et d’en faire une priorité, tout en développant une approche culturelle autonome – même si les politiques d’inclusion sont aussi parfois impulsées par des groupes multinationaux", analyse Tiphaine Galliez.

12 entreprises de la liste ont entre 50 et 250 collaborateurs – ce qui en fait la catégorie la plus représentée. 7 d’entre elles ont entre 250 et 1000 collaborateurs, 3 entre 1000 et 2500, et 3 en comptent moins de 50. Si cette répartition reflète plutôt bien celle du Palmarès Best Workplaces 2021, "il reste étonnant de ne pas y voir plus de grosses entreprises, qui auraient davantage les moyens de créer des pratiques et outils", s’interroge Tiphaine Galliez, pour qui "si les 50 à 250 sont bien représentées, c’est d’abord parce qu’elles ont un enjeu fort de marque employeur et d’attractivité".

Les femmes, mieux représentées dans les Best Workplaces For Women ?

20% des entreprises de la liste (5 au total) sont dirigées ou co-dirigées par des femmes : un taux qui reflète plutôt bien la moyenne nationale[2].  

A l’index de l’égalité professionnelle, les Best Workplaces For Women obtiennent une note moyenne de 89, contre une note moyenne de 85 en 2021 dans les organisations françaises.

Par ailleurs, si l’on compare les 25 Best Workplaces For Women avec les 79 organisations du Palmarès Best Workplaces 2021, on observe quelques disparités – et ce, malgré un niveau d’inclusion et de qualité de vie au travail déjà très élevé chez les Best Workplaces.

En moyenne, les Best Workplaces For Women comptent ainsi 56% de femmes (contre 39% dans les Best Workplaces), et 53% de femmes managers (contre 44% dans les Best Workplaces).

Le salaire des femmes y est de 4 points inférieur à celui des hommes[3], contre 7 dans les Best Workplaces, et jusqu’à 17% en France en moyenne. "Même dans les entreprises où les femmes sont majoritaires, et qui sont en avance en matière d’égalité professionnelle, il reste du chemin à parcourir", rappelle Tiphaine Galliez.

Enfin, il semblerait que les Best Workplaces For Women soient plus innovantes sur le sujet du « smart working » et des nouveaux modes de travail. Sans pour autant résumer cette notion au télétravail, on observe tout de même que 83% des collaborateurs et collaboratrices sont concerné.es par ce phénomène, contre 76% en moyenne dans les Best Workplaces.

La qualité de l’expérience collaborateur permet d’influer positivement sur l’expérience client, dans une logique de « symétrie des attentions. C’est ainsi que les Best Workplaces ont, en moyenne, une satisfaction client supérieure aux autres de 2 à 3 points[4]. C’est particulièrement vrai dans les entreprises de service, où l’écart peut aller jusqu’à 4,6 points.

Prendre l’initiative de mettre en place des pratiques sur la parentalité, l’égalité salariale, la sensibilisation, le recrutement ou le leadership féminin n’est pas anodin. Ces entreprises pionnières endossent leur responsabilité politique et contribuent largement à faire progresser la société. Notre ambition ? Ensemble, faisons de toutes les entreprises des Best Workplaces For Women !

 


 

Thibault Perrin, directeur R&D : "la confiance, « capital relationnel » clé de la performance"

Les organisations les plus inclusives sont également les plus innovantes et les plus performantes. Capables de générer un niveau de confiance et d’engagement de leurs collaborateurs plus important que la moyenne, elles résistent mieux aux crises.

Pour preuve, les travaux de recherche menés dans le cadre d’une thèse doctorale par Thibault Perrin mettent en avant l’importance pour les organisations de se constituer un capital intangible, à savoir : la confiance collective des salariés envers le management. Ce capital intangible, ou « capital relationnel », est évalué à partir des résultats au questionnaire anonyme Trust Index©. Il permet, chez les Best Workplaces, d’obtenir un niveau de profitabilité supérieur à la normale de l’ordre de 6%. Toutefois, trois facteurs sont à considérer dans l’évaluation de ce capital : le temps, le statut et le genre.

Le temps est un facteur essentiel, car la confiance est un capital qui se constitue à long terme. Or, cette confiance est une réelle assurance contre les chocs organisationnels. Lorsque l’organisation subit une crise (organisationnelle, sanitaire, financière, etc.), elle permet aux salariés d’avoir une « dose » de croyance envers le management, et d’engager malgré tout des comportements bénéfiques pour l’organisation. Pour Thibault Perrin, « sans confiance entre collaborateurs et management, il est difficile d’imaginer que le télétravail généralisé soit une réussite ».

Le statut et le genre sont deux facteurs ayant un impact sur la distribution de ce « capital relationnel » au sein des équipes – distribution qui s’avère hétérogène. En clair : les Best Workplaces génèrent plus de capital au sein de chaque catégorie (femme « contributeur individuel », femme « profession intermédiaire », femme « manager »), mais cette augmentation est plus disparate, avec des résultats inattendus. Chez la catégorie « contributeur individuel », soit le niveau hiérarchique le moins élevé, les femmes au sein des Best Workplaces génèrent plus de capital relationnel (donc de confiance) que les hommes. Au sein de la catégorie « manager », c’est l’inverse. La méthodologie BW4W permet de corriger ces écarts de perception, ce qui contribuerait ainsi à accroitre le capital relationnel et, in fine, la performance économique.



[1] Source : enquête « Great Insights » menée en janvier 2021 par Great Place To Work® France auprès d’un échantillon représentatif de 4119 actifs français

[2] Selon l’Insee, 1 entreprise sur 5 de plus de 50 collaborateur est dirigée par une femme (source)

[3] Source : document « Culture Brief » rempli par les organisations candidatant à la certification Great Place To Work®

[4]Simon et al, 2006



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