
« L’important n’est pas de gagner, mais de participer. » Ce vieux proverbe prend tout son sens lorsque l’on évoque le classement des sociétés où il fait bon vivre de l’Institut Great Place To Work®. Certes, mes associés et moi avons l’espoir d’y figurer chaque année dans une belle position.
Car dans cette période particulière où plus que jamais la société est en quête de sens, la reconnaissance de la qualité de notre management et ses retombées positives en termes d’image nous aident évidemment à attirer les talents donc nous avons besoin pour faire grandir notre jeune pousse.
Mais au-delà de concourir pour le titre, nous avons découvert au fil du temps que le principal intérêt de ce classement était en réalité … de participer ! D’abord, nos salariés trouvent dans le sondage anonyme qui leur est envoyé un canal d’expression de leur satisfaction (ou insatisfaction) vis-à-vis de l’entreprise. Ensuite, côté direction, le « Culture Audit » et ses questions ciblées incite à faire un bilan annuel de l’ensemble des actions managériales menées, et oblige à regarder la « réalité en face » quand certains aspects contribuant à la qualité de notre vie professionnelle ont été négligés !
Enfin, la restitution globale et les analyses réalisées par les équipes de l’Institut sont devenues au fil des ans un outil précieux de pilotage interne : les résultats les moins bons font l’objet de plans d’actions spécifiques. A titre d’exemple, nous avons mis en place un parc immobilier accessible aux jeunes salariés qui « galèrent » parce que nous souhaitions améliorer l’accueil qui leur est réservé. Un poste de « chargé d’ambiance » a également été créé !
Cerise sur le gâteau : nous pouvons profiter de sessions d'échanges organisées par l'institut pour rencontrer des professionnels qui, parfois confrontés aux mêmes questions que celles que nous nous posons, ont apporté des réponses originales, dont nous pouvons tenter de nous inspirer.
Bref, que que soit le classement final, le palmarès est un baromètre dont la plupart des sociétés auraient tort de se passer.
Bertrand Bailly est Directeur général de Davidson Consulting.




